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jeudi 7 avril 2011

Mohamed Bouazizi par Selim Tlili opération "Art for Tunisia " des pixels pour les plus démunis en Tunisie



Portrait "Mohamed Bouazizi " , premier martyr de la révolution Tunisienne, une  performance de l'artiste Selim Tlili le 22 Janvier 2011 à l'avenue Habib Bourguiba Lors d'une veillée à la mémoire des martyrs de notre Révolution.
un bel Hommage à cet homme qui a été l'étincelle d'une révolution pacifique et citoyenne qui a fait chuter le dictateur en 26 jour (17 décembre 2010 - 14 Janvier 2011) et libérer la Tunisie! 
Cette initiative personnelle de selim a vu la participation de nombreux manifestants et passants qui ont voulu par un coup de pinceau, une bougie allumée ou une gerbe de fleur rendre un dernier hommage à Bouazizi que son souvenir restera à jamais graver dans nos coeurs et dans l'histoire de notre peuple.

Vive la Tunisie libre


Ce magnifique tableau va être vendu sur le net pour soutenir les plus démunis en Tunisie. Selim Tlili s'associe l'association ACT et lancent l'opération "art for Tunisia" le concept est simple diviser la tableau en pixels et les vendre en ligne et les fonds récoltés seront donné aux plus démunis à travers un fond pour micro projets et un fond artistique. n'hésitez pas visitez le site www.artfortunisia.com et achetez vos pixels pour soutenir cette révoltion Tunisienne. 
ci dessous le dossier de presse de l'action.

Des pixels …pour les plus démunis en
Tunisie
Communiqué de presse 



L’idée créative du graphi-peintre Sélim Tlili, de la toute jeune Association Citoyenne Tunisienne ACT For Tunisia Khamem ou Karrer (Think and Decide) et d’une équipe de bénévoles est de lancer le 9 avril, date de la fête des martyrs en Tunisie, une opération inédite : « Art for Tunisia – Tableau Bouazizi » la vente par pixels du portrait de Mohamed Bouazizi, afin de collecter des fonds pour les plus démunis en Tunisie.

Cette opération consiste à vendre virtuellement sur internet des parts pixel du tableau de 2 m sur 1,50 m peint par Sélim Tlili et une multitude de passants, le samedi 22 janvier, qui fut le jour de l’hommage aux martyrs de la Révolution, sur l’Avenue Habib Bourguiba à Tunis, peu avant le couvre-feu. 

Mohamed Tarek Bouazizi est le jeune martyr tunisien le plus connu. Il s’est immolé par le feu le 17 décembre 2010 à Sidi Bouzid en Tunisie, lançant au monde son dernier cri de désespoir et devenant ainsi le symbole de cette révolution de la dignité et du printemps arabe.

Les fonds collectés par cette opération permettront de financer deux projets de développement dans les régions les plus vulnérables de la Tunisie, c’est-à-dire : les régions du centre ouest près de Thala, Sidi-Bouzid et Kasserine.
1. Un Fonds microprojets pour apporter une aide technique et financière aux meilleurs projets sélectionnés et créer ainsi une dynamique positive de développement dans ces régions 
2. Un Fonds Culturel pour lutter contre l’exclusion culturelle de certaines régions en créant une nouvelle dynamique dans les centres culturels existants ou à venir et en y proposant
une offre culturelle et artistique élargie.



Cette opération citoyenne mobilisant des compétences entièrement bénévoles sera lancée le samedi 9 avril à 19h et se poursuivra jusqu’au 08 Mai 2011.

Tous ceux qui souhaitent y participer et contribuer ainsi à la réduction de la fracture sociale pourront acheter leurs pixels :



- Sur le site internet : www.artfortunisia.com proposant un système de paiement en ligne sécurisé

- En effectuant un paiement directement sur le compte « ACT OPERATION ART FOR TUNISIA TABLEAU BOUAZIZI» à l’Agence Amen Bank Les Berges du Lac qui jouxte l’hôtel Concorde



- En contactant l’Association Citoyenne Tunisienne خمّم و قرّر à l’adresse suivante:

contact@actfortunisia.com directement sur le site :www.actfortunisia.com

L’opération sera contrôlée par Madame Leïla Soussi, Commissaire de vente internationale, Ahmed Khlif, Expert comptable de l’opération et Madame Donia Hedda Ellouze, Avocate de l’opération. Le tableau sera ensuite exposé selon les vœux de l’artiste et de l’Association ACT, dans un musée national.



L’Association Citoyenne Tunisienne خمّم و قرّر / Think&Decide s’engage, à mettre en oeuvre les deux projets précités avec les sommes récoltées.

L’association ACT à but non lucratif, présidée par Dr Sami Ben Sassi, a été créée en Tunisie après le 14/01/2011, date symbolique de notre révolution, elle a pour objectifs de participer à l'ancrage du processus démocratique en Tunisie par le biais de l'information/dialogue, du développement culturel et du développement économique à l’échelon régional.




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Art for Tunisia

Operation: Bouazizi painting




Several events are planned during spring and the Tunisian Martyr Day (April 9th). Associations move in a friendly dynamic to help the neediest.

The non-profit association ACT قرر و خمم -Association Citoyenne Tunisienne- (Tunisian Citizen Association), will launch a special project on April 9th, 2011, starting from April 9th 2011, 8pm.

The online sale of pixel-shares of a painting representing the martyr Mohamed Tarak BOUAZIZI work of the artist Selim TLILI and the Tunisian population.

Ahmed Khlif, certified public accountant, will audit the operation.
Read more about the event "ART FOR TUNISIA” on the webpage:www.artfortunisia.com starting from April 9th 2011, 8 pm. The event will last till May 8th, 2011. 
The notions of mutual help and cooperation are common to all, promoting the sharing and civic solidarity, uniting a vibrant community ready to help the needy Tunisians. 
The public will discover a unique initiative of its kind, also open to the world.



About ACT 


The goal of ACT (Association Citoyenne Tunisienne) Tunisian Citizen Association, Think & Decide, in Arabic “قرر و خمم “, led by MD Sami Ben Sassi, is to help the economical and cultural growth of disadvantaged Tunisian regions. Read more about the association on our webpage: www.actfortunisia.com starting from April 9th 2011, 8pm.


About Selim Tlili

Alumnus of the Beaux Arts de Tunis, Selim Tlili is a graphic artist, who does not obey to any specific movement. He is influenced by several schools, and his creative field seems unlimited. 

Saturday, January 22, 2011 was dedicated to the martyrs of the Tunisian Revolutions. Selim Tlili chose that day to portrait Mohamed Tarak Bouazizi with the participation of all Tunisians who cam spontaneously on the Avenue Habib Bourguiba, despite the impending curfew.



About Pixel Units of the painting representing Mohamed Bouazizi


Pixel units are virtual entities referring to fragments of the painting. The shares acquired by the donors are symbolic. They represent both the collective participation in the creation of this piece of art and an act of voluntary participation in helping the development of disadvantaged areas.


All donors will own the painting, but no one will possess it. The volunteer team of this project would like to see it displayed in one of the Museums of the Revolution in Tunisia.

The selling price of a pixel is set at 25 Tunisian Dinars to maximize the number of people participating in this collective operation.

Participation outside Tunisia will be set at the daily exchange rate.



The ART FOR TUNISIA Team
www.artfortunisia.com
Selim Telili par David Abt
Merci à Raissa D et David Abt pour les photos :)

dimanche 6 février 2011

Rencontre avec le chorégraphe et danseur Hafiz Dhaou


Aujourd'hui 4 janvier 2011, J' ai retrouvé devant notre école primaire Hafiz Dhaou, mon ami d'enfance. Je n'y étais pas retournée depuis 1986. Plusieurs de nos maîtresses d'écoles toujours fidèles au poste étaient heureuses de nous revoir.

En les quittant nous nous sommes dirigés vers le bâtiment jouxtant l'école dont la cours était séparée de la notre par un simple grillage dans les années 80. C'était l'endroit où je suivais des cours de danse le soir en sortant de l'école. Aujourd'hui la salle de danse avec ses immenses miroirs a été transformée en classe de maternelle.

Beaucoup de souvenirs sont remontés à la surface de nos vies et je souris en pensant que c'était moi qui durant notre enfance suivait des cours de danse et que aujourd'hui j'étais avec mon ami qui lui est un danseur accompli. 

Quand j'étais petite son nom de famille m'interpellait beaucoup Dhaou , lumière je me suis toujours demandée d'où ce nom pouvait bien venir et je me disais que ça lui allait bien. Il était toujours rapide comme la lumière; surtout pour les bêtises et pour aller faire sonner la cloche de l'école.

J'ai changé d'école, puis de pays. Nos pas se sont séparés puis retrouvés au début des années 2000 dans un petit café à Sidi Bou Said.  Hafiz était accompagné de Aïcha M'barek sa partenaire à la scène et à la vie.

Depuis quand je l'ai pu je les ai suivis  à travers plusieurs spectacles à Toulon, Lyon, Paris, Tunis. A chaque fois je suis transportée dans leur monde que l'on sent plein de douceur, de sensualité mais aussi de souffrance et de questionnement.

Leurs spectacles interrogent le spectateur sans le laisser indifférent.

Pour les actualités , Kawa, aux Hivernales d'Avignon du 24 février au 5 mars, Un des sens, du 23 au 26 mars au Théâtre de Chaillot à Paris.

interview de Aicha et Hafiz à propos de leur spectacle Kawa 


Sanda BARBOURA



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Extraits des Irockuptibles . Propos recueillis par Fabienne Arvers
Les danseurs tunisiens Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek racontent leur révolution
24/01/2011


Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek : Celui qui dit qu’il savait est un menteur. Mais depuis plusieurs années, toute une génération essaye de travailler dans un contexte délicat : aucune garantie sur la faisabilité de nos projets, toujours la veille pour le lendemain, l’incertitude… Tout ça nous a aidé à créer, à inventer d’autres systèmes en l’absence du système lui-même. Kawa n’est pas inspiré de Mahmoud Darwich, mais là où sa poésie intervient, c’est dans Mémoire pour l’oubli où il nous parle avec des mots très simples de son amour pour son café, de son amour pour sa patrie, pour la vie, de sa souffrance de rester à Beyrouth. Il disait qu’il se transformait et passait d’un être rampant à un être de raison…
Les prémisses de Kawa sont nées bien avant, quand nous avons travaillé et invité chez nous, à Tunis et à Grenoble, des étudiants en sociologie et en mathématiques à venir travailler avec des étudiants tunisiens pendant le mois de Ramadan. Pour faire ce projet, il nous a fallu un an et demi de travail avec nos amis tunisiens et l’université de Grenoble. De cette rencontre est née une pièce de 30 minutes, Mon corps est mon pays. Nous avons essayé de contourner le système, nous n’avions aucune garantie de succès et à chaque session de travail, nous disions que nous allions arrêter et chaque fois, on ne sait par quel miracle, les choses se dénouaient.
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Extraits du Journal Libération - 30/01/2011
Tunisie. Hafiz Dhaou: "enfin se projeter à plus de six mois"




Hafiz Dhaou, né en 1976 à Tunis, commence la danse avec le hip-hop avant de rejoindre l'école et la compagnie de Syhem Belkhodja. En 2 000, il obtient une bourse d'étude de l'Institut Français de Coopération de Tunis pour suivre les cours du Centre national de danse contemporaine d'Angers. Avec Aïcha M'Barek qui a sensiblement le même parcours de danseuse, ils créent à Lyon en 2 005 la compagnie Chatha. Lors du départ de Ben Ali, ils présentaient la première de Un des sens, une chorégraphie pour les danseurs du Ballet de Nancy. Ils prennent la direction artistique des Rencontres Chorégraphiques de Carthage, pour leur dizième édition en mai prochain. Entretien.


«Vus de Nancy, les événements nous paraissaient incroyables. On avait les informations officielles par les chaînes publiques, les officieuses par la famille, les amis et le réel par les images sur Facebook. Au moment où l'on devait savourer cet instant de la dernière ligne droite qu'est la première d'un spectacle, on était comme des somnambules. On ne voulait pas tomber dans l'euphorie collective sans départager le juste de la rumeur mais on n'était pas non plus mentalement à Nancy. Il fallait envoyer un message direct aux Tunisiens, en temps réel, ce qu'on a fait par une annonce dans la salle pour dire on est avec vous.
 Bourguiba, Ben Ali depuis qu'on est tout petits, on ne voit qu'eux, ce sont nos modèles. On a réussi à créer en trouvant des failles dans le système qui ne se méfiait pas des jeunes, ni de la danse. Pour eux, on faisait de l'animation et de ce fait on était récupérés par le régime. On dansait dans les grandes fêtes nationales, dans les hôtels. Toutes les occasions étaient bonnes pour préserver cet espace de danse dans la rue.


Notre venue en France nous a fait du bien, elles nous a obligés à couper le cordon ombilical. En Tunisie, finalement, on faisait du travail à la chaîne, on était asphyxiés par le quotidien et on n'avait pas le temps nécessaire pour réfléchir à la création vraiment artistique. On donnait l'impression qu'il y avait une activité culturelle, c'était « folklorique » comme le jasmin et la Fram. 
Un pied en France, ou à l'étranger pour les tournées, un pied en Tunisie où nous allons enfin pouvoir déposer notre association, nous avons commencé à travailler sur des sujets intimes qui nous racontaient vraiment: l'emprisonnement, le concubinage, l'anonymat...
Il a va y avoir un lavage de linge sale, chacun va vouloir expliquer sa stratégie, ceux qui sont restés, sont qui sont partis. Chacun a été défectueux. Les blocages étaient multiples.
Il faut aider aujourd'hui la multiplicité. Nous sommes là pour le faire. Apprendre à décider et à dire. Et élaborer un vrai statut pour les artistes. On a tous payé de notre poche. La première fois que l'on a touché un cachet en Tunisie, c'était en 2 008 pour l'opération Danse L'Afrique Danse (pilotée par Culturesfrance et les Rencontres Chorégraphiques de Carthage)....

jeudi 3 février 2011

"Tomorrow begin Today" by Ghaith Arfaoui




Ou étaient cachés tout ces talents?
je crois qu'on n'est pas à bout de nos surprises...
la révolution Tunisenne a libéré le peuple et sa...créativité!

voici un autre jeune, Arfaoui Gaith, qui nous présente une initiative Hommage aux martyrs doublée d'un message d'espoir pour les Tunisiens et le monde"
Ghaith est connu grâce à ses talents d'acteur surtout le rôle d'Imed dans le feuilleton ramadanesque "Njoum ellil" , avec cette vidéo il nous révèle ses talents de réalisateur.

Le vendredi 28 Janvier 2011, un événement intitulé "demain commence aujourd'hui" a eu lieu à l’École Supérieur des Sciences et Technologies du Design.
Cette initiative a été organisée par des étudiants de l'ESSTED pour rendre hommage aux martyrs, entamer une nouvelle page et appeler à aller de l'avant afin de bâtir un avenir meilleur.
Ce film résume la journée du 28 Janvier 2011. Ghaith Arfaoui.
crédit photo: Zied Kochbati

lundi 24 janvier 2011

HOMMAGE À MOHAMED BOUAZIZI PAR EFFER LECEBE


L'acte de désespoir de Mohamed Bouazizi qui s'est immolé par le feu le 17 décembre 2010 et a été l’étincelle  entraînant une révolte nationale en Tunisie n'inspire pas que les artistes Tunisiens qui depuis rivalisent d'inventivité. 

Aujourd'hui symbole de Liberté et d'espoir, Mohamed Bouazizi a inspiré l'installation de Effer Lecébe composé d'un étal de marchand ambulant et d'un tas de cendres. Les fruits et légumes sont chaque jour offerts aux visiteurs et l'étal est réapprovisionné tous les soirs à 19h15, heure de décès de Mohamed Bouazizi.

Exposition au centre d'Art Contemporain . Entrée libre.  


Effer Lecebe


Effer Lecébé est un personnage hybride, casque bleu et plasticien. 
Il est l’émergence d’une identité nouvelle, renommant et assimilant l’essence et le statut.

La question du rapport action / observation engendre ici une problématique plastique.
EFFER exprime la position de l’artiste au monde : face au monde et dans le monde.

Sa production plastique renvoie à une expérience visuelle critique.
- Le recours à la peinture, au collage, à la photographie et à la vidéo suppose une démarche de dé-cadrage et de re-cadrage tant du sujet que de l’objet. 
Le matériau filmique intègre une modulation temporelle de l’image photographique et du recours même à la peinture. Il photographie l’acte de peindre et peint la déformation du monde. 
Les réagencements sériels de formes et d’informations relient le geste de l’artiste à la question de la distance et de la proximité du monde. 
- Il reformule ainsi le monde à son idée jusqu à la déformation physique et la reformulation conceptuelle. 
Il inscrit son travail dans l’histoire de l’art ( le transept, les yeux issus de tableaux célèbres … ) et s’inscrit dès lors lui-même dans l’histoire du monde, humaine et politique . 
Verticalité et horizontalité sont repensées et donnent à repenser le monde.

- L’événement s’incarne dans le personnage, les visages passant du réel à une abstraction existentielle. Le « réel » est ainsi « fictionné » (Jacques Rancière) ; l’événement est repensé par une construction géométrique humaine.
Effer lecébé a conceptualisé les principes d' "interposition plastique" , "d' 'interposition critique" " et "d'interposition culturelle" .
Source : Le blog de Effer Lecebe